Ca y est! La Ligue des Champions a rendu son verdict! La légende a fait son oeuvre dans cette finale où aura flotté en plus du suspense (1-1 puis 6-5 t.a.b.), l'esprit et les âmes des joueurs
mancuniens de 1958, ceux qui périrent lors du crash de Munich. Mais aussi, ceux qui, Charlton en tête, remportérent le trophée en 1968 (4-1 ap contre Benfica) sans oublier les miraculés de
Barcelone en 1999 (2-1 contre le Bayern avec les 2 buts dans le money-time). C'est cette âme red, cette aura anglaise mythique qui a fait basculer le destin de cette partie. Et quel grand moment
que de voir Bobby Charlton préceder C. Ronaldo dans la montée vers la tribune pour la remise d'une nouvelle coupe aux grandes oreilles. Pour une nouvelle page de l'histoire mancunienne, alors que
quelques minutes auparavant, la victoire n'avait échappé aux Blues de Chelsea que par la faute des caprices de la météo moscovite. Car Terry, la victoire au bout du pied, et le peuple Red déjà
résigné après un ratage de C.Ronaldo (sur un tir au but pathétique, Scolari aura pris des notes j'espère...) avait pris Van der Sar à contre-pied... mais une légère glissade ouvrit un peu trop
son pied et le ballon s'écrasa sur le poteau (!). Abrahmovic pouvait dire adieu à sa victoire sur ses propres terres en voyant le tir au but faiblard d'Anelka repoussé ensuite par Van der Sar (2e
C1, 13 ans après l'Ajax de 1995). Dans cette finale british, on aura assisté à presque tout: de l'anti-football avec risques calculés (les 20 premières minutes puis peu avant les prologations ).
Du football champagne avec un C.Ronaldo de gala en 1ere mi-temps, auteur du but de la tête (à l'anglaise) après un une-deux Scholes-Brown et dynamiteur de la défense Blues par ses accélérations
fulgurantes et ses passes
brillantes. Sur un contre d'école de 70 mètres(que Mourinho lui-même n'aurait pas renié...) initié par Rooney, un double sauvetage de Cech devant Tevez et Carrick maintenait les Blues à flot. Et
sur une frappe d'Essien doublement déviée puis récupérée par Lampard qui passait à la 45e dans la surface, Chelsea arrivait même à décrocher une égalité flatteuse à la mi-temps. On vit
ensuite le football rouleau-compresseur des londoniens avec un Drogba ésseulé devant, en point de fixation, un Makélélé des grands soirs à la récup, un Essien retrouvé et un milieu
Lampard-Ballack qui confisqua le ballon aux Reds, presque inexistant en deuxième période sauf sur les rares incursions de Ronaldo et les montées d'un excellent Evra (qui pourra enfin oublier
2004...). Chelsea pillona le but de Van der Sar mais sans grande précision sauf sur une frappe de Drogba de 25 mètres qui heurta le montant du gardien hollandais. Grant oublia alors le coaching,
alors que l'apport d'un second attaquant aux côtés de Drogba et le replacement d'Essien au milieu aurait sans doute eu plus d'impact que la pauvre prestation de Joe Cole et les montées timides
d'Ashley Cole. On se dirigea donc vers une prolongation dans une atmosphère de plus en plus tendue et la pluie qui redoublait...
Giggs fêtait peu de temps avant son 759e match avec Manchester (record de Charlton battu et 25e trophée mercredi avec les Reds, chapeau bas...) puis Nani faisait aussi son entrée, Ferguson
voulant forcer le destin. Mais c'est d'abord Lampard qui vit sa frappe heurter la transversale avant que Giggs (quel but victorieux et symbolique cela aurait été) ne voit sa frappe consécutive à
un centre en retrait d'Evra détourné par le capitaine Terry devant le but déserté. Chacun eut donc sa chance mais les blues menaient légèrement aux points et leur mental "mourinhesque" semblait
infaillible. Dans la deuxième prolong, les crampes et les tensions apparurent et rythmèrent un peu la fin terne du match. Sur un ballon rendu par Tevez un peu trop près du but de Cech suite à une
blessure, début d'altercation avec l'expulsion sévère (sur le fond) de Drogba pour une mini mini claque sur Vidic. L'ivoirien rata donc les pénos et la dramatique issue pour les siens
trahis par une pelouse détrempée. Ronaldo pourra, lui, bientôt astiquer son futur Ballon d'Or, sauf si l'Euro est un désastre côté portugais ou qu'un joueur affole les compteurs en Autriche et en
Suisse. Son pénalty manqué rejoindra celui des glorieux ratés (Platini en tête, Baggio...)...
Mais la saison n'est pas finie, mon petit Cristiano, y'a du taf, y'a encore une coupe à aller chercher, mais please arrête de t'arrêter quand tu tires tes pénos surtout si tu les vendanges!
A taça é nossa, come on Portuguese Reds!
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