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Amis campeurs mélomanes, rdv en juillet!
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Attention, disque important! Le genre de galette dont on se souviendra quand on évoquera la musique en 2009 dans la Sarkozie.
"L'Angle Mort", 2e album de Zone Libre, c'est d'abord un casting de choix. Pour situer, on retrouve Serge Teyssot-Gay (Noir Désir, Interzone...), Cyril Bilbeaud (ah, Sloy...), et Marc Sense (Yann
Tiersen) pour la section rythmique, Casey (qui fait passer 1 génération de slameurs pour les petits chanteurs à la croix de bois) et Hamé (La Rumeur) pour la section flow chirurgical et engagé.
Zone Libre, c'est donc un univers rock, sombre, noisy, et le meilleur du rap hardcore français. Vous allez me dire, un bon casting, un mélange a priori contradictoire, faut voir... Mais là, sur 9
titres, vous avez la preuve que ces derniers "résistants" de notre "France occupée" (hé, ils s'appellent Zone Libre...) n'ont pas juste rajouté une ligne à leur discographie et que ce disque est
aussi une vraie prise de position politique.
L'introductif "Les mains noires" est un hommage à Aimé Césaire, disparu en 2008, dont le discours sur la "colère créatrice" qui jalonne le morceau trouve un écho parfait avec l'actualité dans les
DOM-TOM (notamment le combat victorieux du LKP en Gaudeloupe). C'est aussi un hommage à ces auteurs et à ces personnages qui ont construit la fierté et le parcours artistique et personnel de
Casey et Hamé. Musicalement, ce morceau pose aussi le style de l'album, des rythmiques sombres, lourdes, syncopées, éclairées par les stridences électriques et autres gimmicks de la guitare de
Serge Teyssot-Gay. Sur le titre suivant, Hamé cherche "L'Angle Mort", cette zone libéré (encore...) de la répression, cet espace de désobéissance civile, de résistance, nécéssaires pour
construire une autre France.
"Içi la périphérie est au centre, et des territoires libérés s'inventent, au point du soir, au point d'y voir clair dans le noir"...
"Au départ des courts-circuits, au croisement des contraires
Au carrefour des massacres, au point d'impact des colères
A contre-courant, envers et contre toutes les muselières,
A la périphérie des genres, au coeur des poudrières".
On termine en fanfare le premier tiers de l'album avec "Purger ma peine", titre énorme au refrain dévastateur, où Casey commence son show, plaque son flow, précis et acide, et impose sa présence
physique énorme (vraiment impressionnante sur scène). Ca envoie du lourd, et rappelle de façon cinglante les décennies d'"oublis de la République".
"Le climat est pesant, les gens sont épuisés
Veulent les têtes des méprisants sur le banc des accusés
Le projet est séduisant, et les lames aiguisées
Qu'il serait plaisant de tous les saigner à L'Ely..."
La rime est volontairement rendu inaudible (même si elle ne fait aucun doute) par un effet de studio, certainement pour éviter de donner du travail aux censeurs zélés de Sarkozy et/ou leur
permettre de continuer l'acharnement judiciaire contre Hamé (cf son procès vs Sarko depuis 2002).
6 minutes intenses, une vraie réussite, la symbiose parfaite entre rock et hip hop.
Sur "E.L.S.A.", titre bien nerveux, Hamé fustige le "cyclope de l'hyper répression urbaine", les fichages (Edvige...) en tout genre de la population française, notamment dans les zones dites
"sensibles", processus mis en place depuis longtemps et développé par Sarko depuis 2004 quand il était ministre à l'Intérieur.
"Le Mur", est une métaphore lente et sombre de la vie banlieusarde, déclamé froidement par Hamé qui explose au final dans un superbe déluge de larsens.
Dans "Une tête à la traîne", changement radical avec le flow de Casey, précis et tranchant qui rivalise de dextérité et de virtuosité avec la guitare plaintive de Serge Teyssot-Gay. Vraiment
impressionnant.
"1/20" retrouve le duo Casey-Hamé au meilleur de sa forme calés au millimètre sur une rythmique nerveuse, pour un morceau musicalement proche de ce qu'aurait pu faire un Noir Désir sur
Tostaky.
Ensuite, arrive ce qui est définitivement la réussite de l'album à mon avis. Le lent et crépusculaire crescendo de "La chanson du mort-vivant"... le flow intense de Casey épousant parfaitement la
musique, les textes sombres et remarquables, l'explosion finale, à écouter impérativement! S'il restait un doute sur la validité de ce projet, ce titre le balaye sans problème. Une bonne grosse
claque, comme j'en ai entendu rarement ces derniers temps, à ranger du côté des bons titres de Programme, de La Rumeur... ou de Casey. Ce titre + "Purger ma peine" valent à eux seuls l'achat de
cet album.
"Maintenant" clôture l 'album de belle manière, et résonne comme un ultime appel à la résistance contre le "petit affreux" et sa "marche forcée vers une certaine idée de la France". Sur un tempo
que n'aurait pas renié un Rage Against The Machine, Hamé sonne la charge:
"Ils ont promis de faire durer le feuilleton
De faire brûler le torchon
De faire ce qu'il faut pour qu'on
Visse nos culs à table
En caressant les couilles du diable
La bouche coulée dans le plomb
Comme au soir d'une perquisition
Sous les pavés le fourgon
Sous les pelures d'oignons
Je reprends mon souffle
Parmi les lettres de délation
Assigné, assiégé, assailli non pas assagi
Je me présente à mes juges
la tête toujours pleine d'hérésie"
...
"C'est maintenant que tout commençe
avec cette marche forcée vers une certaine idée de la France
y'a t'il encore des hommes qui pensent"
Un brulôt qui résume la portée de cet album, véritable cocktail molotov balancé dans la torpeur générale, véritable écho aux luttes sociales passées, présentes ou à venir, véritable acte de
résistance au démantèlement des libertés fondamentales entrepris dans notre pays. Alors oui, j'ose, cet album est indispensable en 2009! A écouter, à faire écouter, à transmettre, à voir sur
scène. L'album de résistance (politique) par excellence!
Les 1/4 de finales de la Ligue des Champions!
Au menu de mardi, deux confrontations anglo-ibériques qui auront livrés deux enseignements: Arsenal revient en forme au bon moment, alors que les Reds Devils sont en plein doute.
Les boys d'Arsenal Wenger ramènent un nul prometteur du Madrigal, malgré une première période difficile (ouverture du score précoce sur un missile de Senna) et les blessures conjuguées de Gallas
et Almunia. Proche de la rupture, les anglais sont revenus au mental en 2e période et sur un but exceptionnel d'Adebayor. Sur une longue ouverture au millimètre de Fabregas, le togolais enchaîne
en pleine srface contrôle poitrine et ciseau dans le petit filet! A confirmer!
A Old Trafford, surprise... enfin pas tant que ça! Porto réussit à ramener un excellentissime nul (une rareté, os portistas perdent toujours outre-manche) ultra mérité et presque une déception au
vu du déroulement du match. A l'image du match aller contre l'Atletico Madrid, Porto a alterné le très bon (excellente première période, collectif béton, gros mental, projection rapide en contre)
et le franchement moyen (manque de réalisme, contres vendangés, match catastrophique de Bruno Alves!) et peut regretter son incapacité à "tuer" son adversaire. Avec une ouverture rapide du score
(4e sur une bonne action de C.Rodriguez) et une domination énorme dans le 1er 1/4 d'heure, l'exploit était bien lancé. Mais Bruno Alves se chargeait avec une "passe décisive" pour Rooney, oublié
derrière la défense, de sortir les Reds Devils des sables mouvants dans lesquels ils semblent s'empêtrer depuis quelques semaines. Le match fut plus équilibré, les gardiens veillant au grain,
Porto s'évertuant à appliquer une tactique bien rôdée: défendre en bloc devant les vagues rouges et se projeter rapidement vers l'avant avec Lisandro en point de mire. Le match s'endormait
paisiblement quand sur une inspiration de Rooney (passe du talon), Tevez devancait Alves et Helton pour catapulter le ballon sous la barre. Ferguson ne jubilait pourtant pas, car le mérite n'y
était pas et le retour au Dragao s'annoncait quand même périlleux. Il faut croire que l'Ecossais est devin, car la justice du foot fit son oeuvre. Loin de se décourager, Porto repartit vers
l'avant et sur une absence de la défense mancunienne, Mariano (entré en cours de jeu) se retrouvait alone au 2e poteau et trompait facilement Van der Sar à la 89e. Un instant, je crus apercevoir
le spectre de José Mourinho derrière Jésualdo Ferreira sautant de son banc et exultant après ce golden goal. Car les Reds Devils, en plein doute, devront s'imposer à Porto ou espérer un nul
prolifique en buts. Problème pour eux, le Stade do Dragao est une forteresse quasi imprenable notamment pour les assaillants britanniques. Aucun club du Big Four ne s'y est imposé en 6 visites
ces dernières années, ni Arsenal (1 nul, 1 défaite), ni le Liverpool de Benitez (1 nul), ni le Chelsea de Mourinho (1 nul, 1 défaite), ni Manchester (battu 2-1 lors de sa dernière visite sur un
doublé énorme de MacCarthy en 2004). Porto est maître de son destin at home, et pourra attendre patiemment que sa proie se découvre. Restera à ne pas gâcher les occasions pour fêter une nouvelle
qualif pour les 1/2 finale! FORCA! Note pour Lyon, pas besoin de dépenser des millions pour être compétitif en C1! Regardez la prestation de Cissokho, latéral de Porto, acheté 300.000 euros à
Setubal et qui ne jouait pas l'an dernier à... Gueugnon!
Mercredi, on a pu constater que Franck Ribery n'avait pas tort de demander des renforts pour le Bayern dans sa course à l'Europe. Barcelone n'a mis qu'une mi-temps pour assurer sa qualif pour les
demies. 4-0 à la mi-temps, comme contre l'OL. Du Barça 100% show! Sans Lucio et Van Buyten, les bavarois ont sombré devant le trident Messi-Eto'o-Henry parfaitement épaulé par un milieu
Xavi-Iniesta-Touré de grand luxe. Le Bayern a besoin de renforts, c'est clair, mais si Barcelone achète un gardien et construit une grande défense, ils peuvent règner sur la C1 encore 2 ou 3 ans.
Remarquables dans la circulation de balle, comme d'hab, les catalans ont mystifié l'arrière garde allemande avec leur vitesse, leur percussion, leur jeu en triangle et ont semblé marcher sur
l'eau à tout moment. Du lourd, du très lourd que ce Barça.
Ca promet un choc terrible en 1/2 contre... Chelsea!? Les Blues s'imposent, à la surprise générale (difficile de prévoir une faillite pareille des Reds à Anfield) 1-3 sur la pelouse mythique et
du coup silencieuse des Reds. Rapidement devant grâce à un but de Torres, Anfield semblait se diriger vers une nouvelle nuit rouge de fièvre. Mais le commando organisé par Hiddinck (quel coach!)
a ruiné les espoirs de Gerrard et ses coéquipiers. L'absence de Mascherano, suspendu, côté Red, a pesé lourd, très très lourd au milieu de terrain face à une triplette Essien-Lampard-Ballack
surpuissante. Et la défense centrale Skrtel-Carragher, d'ordinaire impeccable, a sombré corps et biens. Ivanovic, deux fois sur coup de pied arrêtés et Drogba oublié en pleine surface ont
crucifié quasi définitivement Liverpool. Benitez va devoir se creuser les méninges pour trouver la parade et remonter ce handicap à Stamford Bridge. La confrontation Barça-Chelsea qui se profile,
en plus d'être un classique des années 2000, vaudra son pesant de cacahouètes. Entre un commando Blues ultra réaliste (Drogba peut gagner un match à lui tout seul, alone en pointe pendant 90
minutes) avec bloc défensif en béton armé (Cech-Carvalho-Terry-Cole-Bosingwa plus Lampard-Essien-Ballack au milieu, très grosse densité physique) et un Barça vintage Cruyff ultra offensif (le
double trident Messi-Eto'o-Henry / Xavi-Iniesta-Touré), le spectacle sera au rendez-vous!
Chelsea part avec un poil d'avance à mon avis, dans la mesure où il ne sont pas favoris, qu'ils sont plus puissants (l'impact physique d'un Essien ou d'un Ballack au milieu sera important surtout
face aux petits gabarits Xavi et Iniesta, sans oublier Drogba qui pèse toujours sur les défenses centrales, pas le point fort des catalans), qu'il possède un gardien (Cech) et une défense
centrale de haut niveau international (Terry-Carvalho), et un coach expert ès mission impossible (cf ses résultats avec Eindhoven en 2005, la Corée du Sud en 2002, la Russie au dernier Euro...).
Mais le Barça est la référence offensive, le must en matière de foot collectif... mais remember 1994 (0-4 contre Milan en finale de la C1...sans une bonne défense...)
Mes pronostics pour les demies
Arsenal-Porto
Barça-Chelsea
Matches retour de la C1 cette semaine! L'heure des décisions,
des confrontations à suspense, où les destins basculent, les
légendes naissent. Après des matches aller plus gérés que joués
(4 résultats nuls et une seule victoire de plus de 2 buts) et
qui ne dessinaient que peu de tendances définitives, les
décisions étaient à faire. Dès mardi ce fut un festival de
buts! A Munich, pas de surprise, le Bayern vainqueur 5-0 à
Lisbonne remet ça à l'Allianz Arena (7-1!) face au Sporting,
ridicule jusqu'au bout. Pour les Allemands, ce sera les 1/4
mais sans garantie aucune sur leur véritable niveau, vu la
faiblesse de l'opposition sportinguista (décidement les
Allemagne-Portugal ces derniers temps...). A Anfield, le
suspense n'aura pas duré très longtemps non plus. Appliquant le
même pressing agressif qu'à l'aller, les Reds ont étouffé les
madrilènes d'entrée... et profiter de 2 décisions arbitrales
sinon favorables au moins douteuses. Sur le 1er but, sur un
long dégagement que Cannavaro laisse passer, Pepe se retrouve
entre Kuyt et Torres à l'entrée de sa surface pour couper la
trajectoire, quand l'espagnol, au contact, l'écarte
suffisamment à l'aide de sa main pour que le ballon reste à la
disposition de Kuyt qui lui adresse le caviar attendu pour
tromper le pauvre Casillas. L'arbitre accorde ensuite à la
demie-heure un penalty généreux à Liverpool pour une prétendue
main volontaire (en fait le haut de l'épaule) de Heinze qui
n'en est toujours pas revenu. Stevie Gerrard, en bon capitaine,
ne se pose pas de questions et accepte l'offrande pour les
siens. 2-0. Les madrilènes pourront toujours invoquer
l'arbitrage mais peuvent surtout déplorer leur manque cruel
d'impact physique et la faiblesse créative de leur milieu
(quasi inexistant en 180 minutes et 0 but marqué ). La maison
blanche a connu une nouvelle inondation (4-0 au final) malgré
San Iker, son portier toujours impeccable et qui a évité, une
millième fois de plus, à ses coéquipiers une déroute
historique. Les Reds se posent en tout cas comme un favori pour
la victoire finale surtout avec un duo Torres-Gerrard qui
semble revenir à son meilleur niveau au meilleur moment. A
Turin, la Vieille Dame, autre institution européenne, devait
rattraper contre Chelsea son but de retard et rompre la
malédiction anglaise des clubs transalpins ces dernières
années. Match heurté au Stadio Delle Alpi où la Juventus n'aura
qu'entrevu la qualification malgré une ouverture du score
précoce. Mais un but d'Essien juste avant la pause a ruiné les
espoirs des Italiens, réduits à dix à la 70e pour un deuxième
jaune de Chiellini. Au moment même où Cech ne semblait plus
pouvoir sauver bien longtemps les Blues. Malgré un penalty
transformé par Del Piero consécutif à un "arrêt" de Belletti,
un dernier but de Drogba (qui revient en forme) se chargeait de
renvoyer les Italiens à leurs chères études sur le syndrome
anglais (2-2 au final). Du 100% Chelsea, bousculé mais ultra
réaliste. Dans le dernier match de ce mardi, Villareal, en
difficulté après son nul concédé au Madrigal à l'aller, devait
faire un résultat positif dans la chaude ambiance d'Athènes
contre le Pana. Contrat rempli avec une victoire 1-2 qui valide
la supériorité technique du "Sous-marin Jaune" et pose les
Espagnols en outsiders (remember 2006).
Mercredi, on a eu droit à moins de buts et à peu de suspense
finalement. Manchester l'a emporté 2-0 contre l'Inter de
Mourinho avec 2 buts en début de chaque mi-temps, notamment le
1er dès la 4e minute qui a sans doute compromis les plans du
Special One. Avec une barre et un poteau, la chance n'a pas
souri aux Interistes (la malédiction, encore et toujours...)
mais Manchester mérite son quart et rejoint le reste de
l'armada anglaise (C1 = 1/2 Premier League + 1/4 Liga + invités
surprises ou pas). A Barcelone, pas de miracle lyonnais malgré
2 buts marqués au Camp Nou. Le problème, c'est que l'OL les a
marqués une fois mené 4-0 (doublé d'Henry, spéciale de Messi +
but d'Eto'o). Le Barça n'avait peut-être pas une défense solide
mais le retour d'Iniesta a annihilé toute chance lyonnaise. La
triplette Touré-Xavi-Iniesta associé à la triplette Messi-
Henry-Eto'o suffira au Barça à gagner n'importe quel match
contre n'importe quel adversaire (sauf peut-être Liverpool ou
Manchester). Les catalans ont marché sur les restes des Gones
éparpillés sur la pelouse du Camp Nou. Résultat final: 5-2! Et
pourtant le Barça ne gagnera pas cette C1, car l'arrière garde
catalane et son portier calamiteux ne résisteront pas aux
assaults d'une doublette Gerrard-Torres ou de la puissance d'un
Drogba sans compter des Reds Devils imprenables et décidés à
conserver leur titre (performance inédite depuis le Milan 89 et
90). A Rome, le suspense fut entier et on a eu droit aux tirs
aux buts, pour départager la Roma et Arsenal. La Louve, a vite
refait son retard (but de Juan à la 10e) mais n'est jamais
parvenu ensuite à mettre le 2e but libérateur malgré une
domination technique assez nette. Si bien que cette opposition
fermée et tactique... et ennuyeuse n'aura trouvé son épilogue
qu'au terme de la séance de pénos. Malgré la fatigue, les
tireurs furent impeccables (hormis une panenka 100% ratée de
Vucinic et un arrêt de Doni sur un tir d'Eduardo) jusqu'au 16e
(!) à s'élancer... et malédiction oblige, Tonetto expédia dans
le ciel romain le ballon et les illusions romaines... et
italiennes (pas un qualifié en 1/4!). Arsenal pouvait rejoindre
l'England Army qui compte pour moitié des participants aux
quarts de finale. Ajoutez un 1/4 d'Espagnols (Barça et
Villareal), un zeste de Bayern et un doigt de... Porto (Força!)
et voilà l'affiche de ce plateau des 1/4! Les portistas malgré
2 nuls en 2 matches (2-2, 0-0) se qualifient et c'est mérité
tant les occases furent nombreuses mais la maladresse, le
manque de réalisme, le gardien Leo Franco ou la poisse (un
poteau, une barre ce soir) ont été des remparts
infranchissables. Le spectre de Schalke 04 ne hante
heureusement plus le Dragao et Porto peut rêver à un tirage
favorable (Villareal, Bayern, Arsenal) susceptible de lui
ouvrir des demies-finales presque inespérées il y a quelques
mois (remember le 4-0 à Arsenal, le 0-1 contre Kiev).
Mon tirage:
Porto - Villareal
Barcelone - Chelsea (le classique)
Bayern - Manchester (un remake)
Liverpool - Arsenal (le match de Premier League habituel et
meilleur match de C1 l'an dernier, 4-2 à Anfield et élimination
injuste d'Arsenal, remember le but cavalcade de Walcott et les
fautes d'arbitrage à l'aller et retour)
Mon Top 10 de l'année 2008 en toute subjectivité et sans ordre établi
Madrugada - Madrugada
L'ultime album du groupe norvégien, marqué par la disparition de leur guitariste, Robert S. Buras, à 31 ans en juillet 2007. Son jeu subtil, mélancolique, énergique et brillant allié au chant habité et grave de Sivert Hoyem , le leader du groupe, auront marqué les années 2000 avec des classiques comme Indusrial Silence et The Nightly Disease. Le testament magistral (l'album est superbe) d'un groupe sous-estimé, l'ultime étincelle d'une musique crépusculaire. R.I.P.
Rodrigo Y Gabriela - Rodrigo Y Gabriela
Peu m'importe que cet album date de 2006, il restera mon coup de coeur 2008, le groupe qui m'aura mis une bien belle claque.
Ce flamenco fortement influencé par le rock (notamment le métal), cette virtuosité, ce dynamisme dans les compos...bref remarquable!
Tv on the radio - Dear Science
3e album des new-yorkais et encore une réussite! Après l'énorme Return to Cookie Mountain, le défi était de taille, mais la variété et la qualité de ce nouvel opus force le respect. Les gars de
Brooklyn se posent en groupe majeur du début du 21e siècle avec un rock novateur aux multiples facettes et influences entre électro-post-punk glaciale et soul-jazz chaleureuse. Le meilleur
croisement des meilleures musiques blanches et afro-américaines.
The Black Angels - Directions to see a ghost
Dans la lignée du Black Rebel Motorcycle Club ou de A Place to Bury Strangers, qui auront remis au goût du jour la noise psychédélique héritée de Jesus and Mary Chain, les texans signent avec cet
album un manifeste noisy, véritable trip sonore, qui laisse les oreilles ensanglantées par cette débauche de décibels. Hypnotique.
The Black Keys - Attack and release
Produit par Danger Mouse, le son du duo blues perd un rien de sa rugosité naturelle mais les compos gagnent en variété grâce à des arrangements et à l'incorporation d'instruments inhabituels chez
le groupe. Un bon cru pour un groupe phare de la scène US.
Portishead - Third
Forcément un évènement après 11 ans d'attente. La magie opère toujours, la rugosité de l'album impressionne mais la voix fragile de Beth Gibbons transcende cette musique toujours crépusculaire.
The Raconteurs - Consolers of the lonely
Sorti par surprise, sans annonce, ni hype, produit à l'ancienne, Jack White accompagné par un vrai groupe (désolé Meg!) pond un album rock excellent qui enfonce sans problème un 1er opus correct
et écrase la concurrence "classic rock". Le père White confirme son talent de storyteller recycleur de tout le rock du 20e siècle, à contre-courant total des scènes rock revival flashy 80's. Du
rock, du vrai, avec de la sueur, et pas un seul PC ou freak-producteur électro à l'horizon!
Casey - Tragédie d'une trajectoire
Sorti en 2006, mais que j'ai découvert seulement cette année. Dans la lignée de La Rumeur et du collectif Anfalsh, cette rappeuse hardcore est l'anti-Diam's comme La Rumeur est l'anti-IAM. Sans
concession, d'une indépendance forcénée, ce disque est une merveille. Le flow chirurgical de Casey, les textes acerbes, réalistes, sans complaisance sont autant de balles tirées à bout portant
sur le corps agonisant de la France de Sarko. Attention à 2009, surveillez le side-project avec Hamé de La Rumeur et la Zone Libre de Serge Teyssot-Gay (Noir Désir), Marc Sens (violoniste
chez Yann Tiersen) et Cyril Bilbeaud (ancien de Sloy).
The Dodos - Visiter
Dans la catégorie "découverte - petit groupe qui monte", ce disque de blues-folk acoustique psyché est une des petites pépites de 2008. Inventif, brillant, énergique, le duo de San Francisco est
un des groupes à suivre. Vu en concert à Belfort, la scène leur va comme un gant, et la virtuosité de leur guitariste y fait merveille.
A Silver Mount Zion - 13 Blues for Thirteen Moons
Un monument!Tel le monolithe énigmatique du 2001 de Kubrick. Les canadiens, derniers mohicans du vrai rock indé, écrasent ce qui restait de la concurrence. Avec un album rugueux, taillé pour la
scène, où leur sincérité, leur puissance sonique, leur lyrisme enflammé et ce "désespoir lumineux" laissent sans voix. Inratable sur scène, et magnifique à 5 ou à 7, à Belfort et Strasbourg en
2008... comme d'habitude.
"I just want some action!"
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