Vendredi 17 avril 2009
Ca y est, la prog définitive des Eurocks 2009 est tombée!

http://festival.eurockeennes.fr/

Amis campeurs mélomanes, rdv en juillet!
Par Simplemen - Publié dans : Derniere minute
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Jeudi 9 avril 2009

Attention, disque important! Le genre de galette dont on se souviendra quand on évoquera la musique en 2009 dans la Sarkozie.
"L'Angle Mort", 2e album de Zone Libre, c'est d'abord un casting de choix. Pour situer, on retrouve Serge Teyssot-Gay (Noir Désir, Interzone...), Cyril Bilbeaud (ah, Sloy...), et Marc Sense (Yann Tiersen) pour la section rythmique, Casey (qui fait passer 1 génération de slameurs pour les petits chanteurs à la croix de bois) et Hamé (La Rumeur) pour la section flow chirurgical et engagé. Zone Libre, c'est donc un univers rock, sombre, noisy, et le meilleur du rap hardcore français. Vous allez me dire, un bon casting, un mélange a priori contradictoire, faut voir... Mais là, sur 9 titres, vous avez la preuve que ces derniers "résistants" de notre "France occupée" (hé, ils s'appellent Zone Libre...) n'ont pas juste rajouté une ligne à leur discographie et que ce disque est aussi une vraie prise de position politique.
L'introductif "Les mains noires" est un hommage à Aimé Césaire, disparu en 2008, dont le discours sur la "colère créatrice" qui jalonne le morceau trouve un écho parfait avec l'actualité dans les DOM-TOM (notamment le combat victorieux du LKP en Gaudeloupe). C'est aussi un hommage à ces auteurs et à ces personnages qui ont construit la fierté et le parcours artistique et personnel de Casey et Hamé. Musicalement, ce morceau pose aussi le style de l'album, des rythmiques sombres, lourdes, syncopées, éclairées par les stridences électriques et autres gimmicks de la guitare de Serge Teyssot-Gay. Sur le titre suivant, Hamé cherche "L'Angle Mort", cette zone libéré (encore...) de la répression, cet espace de désobéissance civile, de résistance, nécéssaires pour construire une autre France.


"Içi la périphérie est au centre, et des territoires libérés s'inventent, au point du soir, au point d'y voir clair dans le noir"...


"Au départ des courts-circuits, au croisement des contraires
Au carrefour des massacres, au point d'impact des colères
A contre-courant, envers et contre toutes les muselières,
A la périphérie des genres, au coeur des poudrières".


On termine en fanfare le premier tiers de l'album avec "Purger ma peine", titre énorme au refrain dévastateur, où Casey commence son show, plaque son flow, précis et acide, et impose sa présence physique énorme (vraiment impressionnante sur scène). Ca envoie du lourd, et rappelle de façon cinglante les décennies d'"oublis de la République".


"Le climat est pesant, les gens sont épuisés
Veulent les têtes des méprisants sur le banc des accusés
Le projet est séduisant, et les lames aiguisées
Qu'il serait plaisant de tous les saigner à L'Ely..."


La rime est volontairement rendu inaudible (même si elle ne fait aucun doute) par un effet de studio, certainement pour éviter de donner du travail aux censeurs zélés de Sarkozy et/ou leur permettre de continuer l'acharnement judiciaire contre Hamé (cf son procès vs Sarko depuis 2002).
6 minutes intenses, une vraie réussite, la symbiose parfaite entre rock et hip hop.
Sur "E.L.S.A.", titre bien nerveux, Hamé fustige le "cyclope de l'hyper répression urbaine", les fichages (Edvige...) en tout genre de la population française, notamment dans les zones dites "sensibles", processus mis en place depuis longtemps et développé par Sarko depuis 2004 quand il était ministre à l'Intérieur.
"Le Mur", est une métaphore lente et sombre de la vie banlieusarde, déclamé froidement par Hamé qui explose au final dans un superbe déluge de larsens.
Dans "Une tête à la traîne", changement radical avec le flow de Casey, précis et tranchant qui rivalise de dextérité et de virtuosité avec la guitare plaintive de Serge Teyssot-Gay. Vraiment impressionnant.
"1/20" retrouve le duo Casey-Hamé au meilleur de sa forme calés au millimètre sur une rythmique nerveuse, pour un morceau musicalement proche de ce qu'aurait  pu faire un Noir Désir sur Tostaky.
Ensuite, arrive ce qui est définitivement la réussite de l'album à mon avis. Le lent et crépusculaire crescendo de "La chanson du mort-vivant"... le flow intense de Casey épousant parfaitement la musique, les textes sombres et remarquables, l'explosion finale, à écouter impérativement! S'il restait un doute sur la validité de ce projet, ce titre le balaye sans problème. Une bonne grosse claque, comme j'en ai entendu rarement ces derniers temps, à ranger du côté des bons titres de Programme, de La Rumeur... ou de Casey. Ce titre + "Purger ma peine" valent à eux seuls l'achat de cet album.
"Maintenant" clôture l 'album de belle manière, et résonne comme un ultime appel à la résistance contre le "petit affreux" et sa "marche forcée vers une certaine idée de la France". Sur un tempo que n'aurait pas renié un Rage Against The Machine, Hamé sonne la charge:


"Ils ont promis de faire durer le feuilleton
De faire brûler le torchon
De faire ce qu'il faut pour qu'on
Visse nos culs à table
En caressant les couilles du diable
La bouche coulée dans le plomb 
Comme au soir d'une perquisition
Sous les pavés le fourgon
Sous les pelures d'oignons
Je reprends mon souffle
Parmi les lettres de délation
Assigné, assiégé, assailli non pas assagi
Je me présente à mes juges
la tête toujours pleine d'hérésie"

...

"C'est maintenant que tout commençe
avec cette marche forcée vers une certaine idée de la France
y'a t'il encore des hommes qui pensent"


Un brulôt qui résume la portée de cet album, véritable cocktail molotov balancé dans la torpeur générale, véritable écho aux luttes sociales passées, présentes ou à venir, véritable acte de résistance au démantèlement des libertés fondamentales entrepris dans notre pays. Alors oui, j'ose, cet album est indispensable en 2009! A écouter, à faire écouter, à transmettre, à voir sur scène. L'album de résistance (politique) par excellence!

Par Simplemen - Publié dans : Chroniks
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Mercredi 8 avril 2009

Les 1/4 de finales de la Ligue des Champions!
Au menu de mardi, deux confrontations anglo-ibériques qui auront livrés deux enseignements: Arsenal revient en forme au bon moment, alors que les Reds Devils sont en plein doute.
Les boys d'Arsenal Wenger ramènent un nul prometteur du Madrigal, malgré une première période difficile (ouverture du score précoce sur un missile de Senna) et les blessures conjuguées de Gallas et Almunia. Proche de la rupture, les anglais sont revenus au mental en 2e période et sur un but exceptionnel d'Adebayor. Sur une longue ouverture au millimètre de Fabregas, le togolais enchaîne en pleine srface contrôle poitrine et ciseau dans le petit filet! A confirmer!
A Old Trafford, surprise... enfin pas tant que ça! Porto réussit à ramener un excellentissime nul (une rareté, os portistas perdent toujours outre-manche) ultra mérité et presque une déception au vu du déroulement du match. A l'image du match aller contre l'Atletico Madrid, Porto a alterné le très bon (excellente première période, collectif béton, gros mental, projection rapide en contre) et le franchement moyen (manque de réalisme, contres vendangés, match catastrophique de Bruno Alves!) et peut regretter son incapacité à "tuer" son adversaire. Avec une ouverture rapide du score (4e sur une bonne action de C.Rodriguez) et une domination énorme dans le 1er 1/4 d'heure, l'exploit était bien lancé. Mais Bruno Alves se chargeait avec une "passe décisive" pour Rooney, oublié derrière la défense, de sortir les Reds Devils des sables mouvants dans lesquels ils semblent s'empêtrer depuis quelques semaines. Le match fut plus équilibré, les gardiens veillant au grain, Porto s'évertuant à appliquer une tactique bien rôdée: défendre en bloc devant les vagues rouges et se projeter rapidement vers l'avant avec Lisandro en point de mire. Le match s'endormait paisiblement quand sur une inspiration de Rooney (passe du talon), Tevez devancait Alves et Helton pour catapulter le ballon sous la barre. Ferguson ne jubilait pourtant pas, car le mérite n'y était pas et le retour au Dragao s'annoncait quand même périlleux. Il faut croire que l'Ecossais est devin, car la justice du foot fit son oeuvre. Loin de se décourager, Porto repartit vers l'avant et sur une absence de la défense mancunienne, Mariano (entré en cours de jeu) se retrouvait alone au 2e poteau et trompait facilement Van der Sar à la 89e. Un instant, je crus apercevoir le spectre de José Mourinho derrière Jésualdo Ferreira sautant de son banc et exultant après ce golden goal. Car les Reds Devils, en plein doute, devront s'imposer à Porto ou espérer un nul prolifique en buts. Problème pour eux, le Stade do Dragao est une forteresse quasi imprenable notamment pour les assaillants britanniques. Aucun club du Big Four ne s'y est imposé en 6 visites ces dernières années, ni Arsenal (1 nul, 1 défaite), ni le Liverpool de Benitez (1 nul), ni le Chelsea de Mourinho (1 nul, 1 défaite), ni Manchester (battu 2-1 lors de sa dernière visite sur un doublé énorme de MacCarthy en 2004). Porto est maître de son destin at home, et pourra attendre patiemment que sa proie se découvre. Restera à ne pas gâcher les occasions pour fêter une nouvelle qualif pour les 1/2 finale! FORCA! Note pour Lyon, pas besoin de dépenser des millions pour être compétitif en C1! Regardez la prestation de Cissokho, latéral de Porto, acheté 300.000 euros à Setubal et qui ne jouait pas l'an dernier à... Gueugnon!
Mercredi, on a pu constater que Franck Ribery n'avait pas tort de demander des renforts pour le Bayern dans sa course à l'Europe. Barcelone n'a mis qu'une mi-temps pour assurer sa qualif pour les demies. 4-0 à la mi-temps, comme contre l'OL. Du Barça 100% show! Sans Lucio et Van Buyten, les bavarois ont sombré devant le trident Messi-Eto'o-Henry parfaitement épaulé par un milieu Xavi-Iniesta-Touré de grand luxe. Le Bayern a besoin de renforts, c'est clair, mais si Barcelone achète un gardien et construit une grande défense, ils peuvent règner sur la C1 encore 2 ou 3 ans. Remarquables dans la circulation de balle, comme d'hab, les catalans ont mystifié l'arrière garde allemande avec leur vitesse, leur percussion, leur jeu en triangle et ont semblé marcher sur l'eau à tout moment. Du lourd, du très lourd que ce Barça.
Ca promet un choc terrible en 1/2 contre... Chelsea!? Les Blues s'imposent, à la surprise générale (difficile de prévoir une faillite pareille des Reds à Anfield) 1-3 sur la pelouse mythique et du coup silencieuse des Reds. Rapidement devant grâce à un but de Torres, Anfield semblait se diriger vers une nouvelle nuit rouge de fièvre. Mais le commando organisé par Hiddinck (quel coach!) a ruiné les espoirs de Gerrard et ses coéquipiers. L'absence de Mascherano, suspendu, côté Red, a pesé lourd, très très lourd au milieu de terrain face à une triplette Essien-Lampard-Ballack surpuissante. Et la défense centrale Skrtel-Carragher, d'ordinaire impeccable, a sombré corps et biens. Ivanovic, deux fois sur coup de pied arrêtés et Drogba oublié en pleine surface ont crucifié quasi définitivement Liverpool. Benitez va devoir se creuser les méninges pour trouver la parade et remonter ce handicap à Stamford Bridge. La confrontation Barça-Chelsea qui se profile, en plus d'être un classique des années 2000, vaudra son pesant de cacahouètes. Entre un commando Blues ultra réaliste (Drogba peut gagner un match à lui tout seul, alone en pointe pendant 90 minutes) avec bloc défensif en béton armé (Cech-Carvalho-Terry-Cole-Bosingwa plus Lampard-Essien-Ballack au milieu, très grosse densité physique) et un Barça vintage Cruyff ultra offensif (le double trident Messi-Eto'o-Henry / Xavi-Iniesta-Touré), le spectacle sera au rendez-vous!
Chelsea part avec un poil d'avance à mon avis, dans la mesure où il ne sont pas favoris, qu'ils sont plus puissants (l'impact physique d'un Essien ou d'un Ballack au milieu sera important surtout face aux petits gabarits Xavi et Iniesta, sans oublier Drogba qui pèse toujours sur les défenses centrales, pas le point fort des catalans), qu'il possède un gardien (Cech) et une défense centrale de haut niveau international (Terry-Carvalho), et un coach expert ès mission impossible (cf ses résultats avec Eindhoven en 2005, la Corée du Sud en 2002, la Russie au dernier Euro...). Mais le Barça est la référence offensive, le must en matière de foot collectif... mais remember 1994 (0-4 contre Milan en finale de la C1...sans une bonne défense...)


Mes pronostics pour les demies

Arsenal-Porto
Barça-Chelsea

 

Par Simplemen - Publié dans : On s'refait le match!
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Mercredi 11 mars 2009

Matches retour de la C1 cette semaine! L'heure des décisions,

des confrontations à suspense, où les destins basculent, les

légendes naissent. Après des matches aller plus gérés que joués

(4 résultats nuls et une seule victoire de plus de 2 buts) et

qui ne dessinaient que peu de tendances définitives, les

décisions étaient à faire. Dès mardi ce fut un festival de

buts! A Munich, pas de surprise, le Bayern vainqueur 5-0 à

Lisbonne remet ça à l'Allianz Arena (7-1!) face au Sporting,

ridicule jusqu'au bout. Pour les Allemands, ce sera les 1/4

mais sans garantie aucune sur leur véritable niveau, vu la

faiblesse de l'opposition sportinguista (décidement les

Allemagne-Portugal ces derniers temps...). A Anfield, le

suspense n'aura pas duré très longtemps non plus. Appliquant le

même pressing agressif qu'à l'aller, les Reds ont étouffé les

madrilènes d'entrée... et profiter de 2 décisions arbitrales

sinon favorables au moins douteuses. Sur le 1er but, sur un

long dégagement que Cannavaro laisse passer, Pepe se retrouve

entre Kuyt et Torres à l'entrée de sa surface pour couper la

trajectoire, quand l'espagnol, au contact, l'écarte

suffisamment à l'aide de sa main pour que le ballon reste à la

disposition de Kuyt qui lui adresse le caviar attendu pour

tromper le pauvre Casillas. L'arbitre accorde ensuite à la

demie-heure un penalty généreux à Liverpool pour une prétendue

main volontaire (en fait le haut de l'épaule) de Heinze qui

n'en est toujours pas revenu. Stevie Gerrard, en bon capitaine,

ne se pose pas de questions et accepte l'offrande pour les

siens. 2-0. Les madrilènes pourront toujours invoquer

l'arbitrage mais peuvent surtout déplorer leur manque cruel

d'impact physique et la faiblesse créative de leur milieu

(quasi inexistant en 180 minutes et 0 but marqué ). La maison

blanche a connu une nouvelle inondation (4-0 au final) malgré

San Iker, son portier toujours impeccable et qui a évité, une

millième fois de plus, à ses coéquipiers une déroute

historique. Les Reds se posent en tout cas comme un favori pour

la victoire finale surtout avec un duo Torres-Gerrard qui

semble revenir à son meilleur niveau au meilleur moment. A

Turin, la Vieille Dame, autre institution européenne, devait

rattraper contre Chelsea son but de retard et rompre la

malédiction anglaise des clubs transalpins ces dernières

années. Match heurté au Stadio Delle Alpi où la Juventus n'aura

qu'entrevu la qualification malgré une ouverture du score

précoce. Mais un but d'Essien juste avant la pause a ruiné les

espoirs des Italiens, réduits à dix à la 70e pour un deuxième

jaune de Chiellini. Au moment même où Cech ne semblait plus

pouvoir sauver bien longtemps les Blues. Malgré un penalty

transformé par Del Piero consécutif à un "arrêt" de Belletti,

un dernier but de Drogba (qui revient en forme) se chargeait de

renvoyer les Italiens à leurs chères études sur le syndrome

anglais (2-2 au final). Du 100% Chelsea, bousculé mais ultra

réaliste. Dans le dernier match de ce mardi, Villareal, en

difficulté après son nul concédé au Madrigal à l'aller, devait

faire un résultat positif dans la chaude ambiance d'Athènes

contre le Pana. Contrat rempli avec une victoire 1-2 qui valide

la supériorité technique du "Sous-marin Jaune" et pose les

Espagnols en outsiders (remember 2006).
Mercredi, on a eu droit à moins de buts et à peu de suspense

finalement. Manchester l'a emporté 2-0 contre l'Inter de

Mourinho avec 2 buts en début de chaque mi-temps, notamment le

1er dès la 4e minute qui a sans doute compromis les plans du

Special One. Avec une barre et un poteau, la chance n'a pas

souri aux Interistes (la malédiction, encore et toujours...)

mais Manchester mérite son quart et rejoint le reste de

l'armada anglaise (C1 = 1/2 Premier League + 1/4 Liga + invités

surprises ou pas). A Barcelone, pas de miracle lyonnais malgré

2 buts marqués au Camp Nou. Le problème, c'est que l'OL les a

marqués une fois mené 4-0 (doublé d'Henry, spéciale de Messi +

but d'Eto'o). Le Barça n'avait peut-être pas une défense solide

mais le retour d'Iniesta a annihilé toute chance lyonnaise. La

triplette Touré-Xavi-Iniesta associé à la triplette Messi-

Henry-Eto'o suffira au Barça à gagner n'importe quel match

contre n'importe quel adversaire (sauf peut-être Liverpool ou

Manchester). Les catalans ont marché sur les restes des Gones

éparpillés sur la pelouse du Camp Nou. Résultat final: 5-2! Et

pourtant le Barça ne gagnera pas cette C1, car l'arrière garde

catalane et son portier calamiteux ne résisteront pas aux

assaults d'une doublette Gerrard-Torres ou de la puissance d'un

Drogba sans compter des Reds Devils imprenables et décidés à

conserver leur titre (performance inédite depuis le Milan 89 et

90). A Rome, le suspense fut entier et on a eu droit aux tirs

aux buts, pour départager la Roma et Arsenal. La Louve, a vite

refait son retard (but de Juan à la 10e) mais n'est jamais

parvenu ensuite à mettre le 2e but libérateur malgré une

domination technique assez nette. Si bien que cette opposition

fermée et tactique... et ennuyeuse n'aura trouvé son épilogue

qu'au terme de la séance de pénos. Malgré la fatigue, les

tireurs furent impeccables (hormis une panenka 100% ratée de

Vucinic et un arrêt de Doni sur un tir d'Eduardo) jusqu'au 16e

(!) à s'élancer... et malédiction oblige, Tonetto expédia dans

le ciel romain le ballon et les illusions romaines... et

italiennes (pas un qualifié en 1/4!). Arsenal pouvait rejoindre

l'England Army qui compte pour moitié des participants aux

quarts de finale. Ajoutez un 1/4 d'Espagnols (Barça et

Villareal), un zeste de Bayern et un doigt de... Porto (Força!)

et voilà l'affiche de ce plateau des 1/4! Les portistas malgré

2 nuls en 2 matches (2-2, 0-0) se qualifient et c'est mérité

tant les occases furent nombreuses mais la maladresse, le

manque de réalisme, le gardien Leo Franco ou la poisse (un

poteau, une barre ce soir) ont été des remparts

infranchissables. Le spectre de Schalke 04 ne hante

heureusement plus le Dragao et Porto peut rêver à un tirage

favorable (Villareal, Bayern, Arsenal) susceptible de lui

ouvrir des demies-finales presque inespérées il y a quelques

mois (remember le 4-0 à Arsenal, le 0-1 contre Kiev).

Mon tirage:

Porto - Villareal
Barcelone - Chelsea (le classique)
Bayern - Manchester (un remake)
Liverpool - Arsenal (le match de Premier League habituel et

meilleur match de C1 l'an dernier, 4-2 à Anfield et élimination

injuste d'Arsenal, remember le but cavalcade de Walcott et les

fautes d'arbitrage à l'aller et retour)

Par Simplemen - Publié dans : On s'refait le match!
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Jeudi 1 janvier 2009

Mon Top 10 de l'année 2008 en toute subjectivité et sans ordre établi
 
Madrugada - Madrugada

L'ultime album du groupe norvégien, marqué par la disparition de leur guitariste, Robert S. Buras, à 31 ans en juillet 2007. Son jeu subtil, mélancolique, énergique et brillant allié au chant habité et grave de Sivert Hoyem , le leader du groupe, auront marqué les années 2000 avec des classiques comme Indusrial Silence et The Nightly Disease. Le testament magistral (l'album est superbe) d'un groupe sous-estimé, l'ultime étincelle d'une musique crépusculaire. R.I.P.


Rodrigo Y Gabriela - Rodrigo Y Gabriela


Peu m'importe que cet album date de 2006, il restera mon coup de coeur 2008, le groupe qui m'aura mis une bien belle claque.
Ce flamenco fortement influencé par le rock (notamment le métal), cette virtuosité, ce dynamisme dans les compos...bref remarquable!


Tv on the radio - Dear Science


3e album des new-yorkais et encore une réussite! Après l'énorme Return to Cookie Mountain, le défi était de taille, mais la variété et la qualité de ce nouvel opus force le respect. Les gars de Brooklyn se posent en groupe majeur du début du 21e siècle avec un rock novateur aux multiples facettes et influences entre électro-post-punk glaciale et soul-jazz chaleureuse. Le meilleur croisement des meilleures musiques blanches et afro-américaines.


The Black Angels - Directions to see a ghost


Dans la lignée du Black Rebel Motorcycle Club ou de A Place to Bury Strangers, qui auront remis au goût du jour la noise psychédélique héritée de Jesus and Mary Chain, les texans signent avec cet album un manifeste noisy, véritable trip sonore, qui laisse les oreilles ensanglantées par cette débauche de décibels. Hypnotique.


The Black Keys - Attack and release


Produit par Danger Mouse, le son du duo blues perd un rien de sa rugosité naturelle mais les compos gagnent en variété grâce à des arrangements et à l'incorporation d'instruments inhabituels chez le groupe. Un bon cru pour un groupe phare de la scène US.


Portishead - Third


Forcément un évènement après 11 ans d'attente. La magie opère toujours, la rugosité de l'album impressionne mais la voix fragile de Beth Gibbons transcende cette musique toujours crépusculaire.


The Raconteurs - Consolers of the lonely


Sorti par surprise, sans annonce, ni hype, produit à l'ancienne, Jack White accompagné par un vrai groupe (désolé Meg!) pond un album rock excellent qui enfonce sans problème un 1er opus correct et écrase la concurrence "classic rock". Le père White confirme son talent de storyteller recycleur de tout le rock du 20e siècle, à contre-courant total des scènes rock revival flashy 80's. Du rock, du vrai, avec de la sueur, et pas un seul PC ou freak-producteur électro à l'horizon!


Casey - Tragédie d'une trajectoire


Sorti en 2006, mais que j'ai découvert seulement cette année. Dans la lignée de La Rumeur et du collectif Anfalsh, cette rappeuse hardcore est l'anti-Diam's comme La Rumeur est l'anti-IAM. Sans concession, d'une indépendance forcénée, ce disque est une merveille. Le flow chirurgical de Casey, les textes acerbes, réalistes, sans complaisance sont autant de balles tirées à bout portant sur le corps agonisant de la France de Sarko. Attention à 2009, surveillez le side-project avec Hamé de  La Rumeur et la Zone Libre de Serge Teyssot-Gay (Noir Désir), Marc Sens (violoniste chez Yann Tiersen) et Cyril Bilbeaud (ancien de Sloy).      


The Dodos - Visiter


Dans la catégorie "découverte - petit groupe qui monte", ce disque de blues-folk acoustique psyché est une des petites pépites de 2008. Inventif, brillant, énergique, le duo de San Francisco est un des groupes à suivre. Vu en concert à Belfort, la scène leur va comme un gant, et la virtuosité de leur guitariste y fait merveille.   


A Silver Mount Zion - 13 Blues for Thirteen Moons


Un monument!Tel le monolithe énigmatique du 2001 de Kubrick. Les canadiens, derniers mohicans du vrai rock indé, écrasent ce qui restait de la concurrence. Avec un album rugueux, taillé pour la scène, où leur sincérité, leur puissance sonique, leur lyrisme enflammé et ce "désespoir lumineux" laissent sans voix. Inratable sur scène, et magnifique à 5 ou à 7, à Belfort et Strasbourg en 2008... comme d'habitude.
"I just want some action!" 

 

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